16 March 2025

Maximiser vos offres : Florence, le biais de l’optimisme et le JTBD

Josélito Tirados
Fondateur & Coach de Dirigeants

“Avant d’investir dans du marketing, avez-vous validé les ‘jobs’ de vos clients ?”

Florence est une startup de la HealthTech qui propose une plateforme mettant en relation des établissements de santé avec des soignants freelance. Le produit est fonctionnel, l’UX solide, mais la croissance reste molle.

1. Florence, ou l’aveuglement par excès d’optimisme

“Les établissements sont mal organisés, ils ne comprennent pas encore notre valeur. Il faut simplement évangéliser davantage.”

2. Le biais de l’optimisme

Ce biais cognitif puissant pousse les équipes à penser que le problème vient du client, pas de l’offre. Le danger : investir dans du marketing qui ne changera rien à l’essentiel.

3. L’intervention JTBD : les insights clients

Des entretiens JTBD auprès de 15 établissements révèlent une autre réalité.

Insight 1 : le vrai “job” n’est pas de “trouver un remplaçant”

Pouvoir assurer la continuité de soins sans créer de conflit avec l’équipe en place.

Insight 2 : peur du jugement et de la désorganisation

Certains directeurs ont peur d’admettre qu’ils manquent de personnel. Ils ont besoin d’une solution qui préserve leur légitimité.

Insight 3 : mauvaise synchronisation avec les pics de charge

Si le produit n’est pas maîtrisé ou déjà intégré en amont, ils ne prendront pas le risque de l’utiliser en urgence.

4. Repositionnement de l’offre

Avant : “Trouvez rapidement un soignant qualifié pour combler vos absences.”

Après : “Préservez la qualité de soins sans désorganiser vos équipes. Créez un vivier de remplaçants que vous connaissez à l’avance.”

5. Résultats en 6 mois

  • Le taux de réactivation des utilisateurs dormants a doublé.
  • Le taux de transformation des démos est passé de 18% à 32%.
  • La satisfaction client a augmenté.

Conclusion

Avant de réinvestir dans du marketing, prenez le temps de redécouvrir ce que vos clients essaient réellement de résoudre. La méthode JTBD n’est pas un outil de plus — c’est un changement de posture.

Questions fréquentes

Commencer par distinguer les vraies divergences des fausses. Souvent, ce qui ressemble à un désaccord de fond est en fait un désaccord de formulation ou de priorité. Si après ce travail de clarification les divergences restent profondes, c’est une information précieuse — elle indique qu’il faut peut-être revoir les termes de l’association avant d’aller plus loin.

Oui, mais courte. Une vision efficace tient en un paragraphe, pas en un document de 10 pages. L’objectif est qu’elle soit mémorisée et utilisée, pas archivée. Certaines équipes fondatrices la formulent en une phrase « Big Hairy Audacious Goal » (BHAG) qui crystallise l’ambition à long terme, complétée par un court paragraphe qui détaille ce que ça implique concrètement.

En général, oui — une version adaptée. Les équipes ont besoin de sens, de direction, de comprendre pourquoi leur travail compte. Partager la vision (de manière engageante, pas en lisant un PDF) contribue à la rétention, à la motivation, et à la cohérence des décisions de terrain.

La vision à 10 ans n’est pas figée. Elle évolue quand le contexte change significativement (rupture technologique, changement de marché, événement majeur dans l’association). Sans événement déclencheur, une revue annuelle lors d’une journée de réalignement suffit pour vérifier que la vision reste pertinente et que tous les associés s’y reconnaissent toujours.

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